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Maltraitances financières.
Les vieilles personnes particulièrement vulnérables.
Les vieilles personnes ont parfois de l’argent, et souvent un entourage, social, familial, qui considère que, en gros, "les vieux c’est riche et ça ne fait rien de leur argent". Et comme, c’est bien connu, "les vieux, c’est aussi radins"... des milliers de tromperies, de vols, d’excroqueries, destinés à leur prendre leur argent.

La maltraitance financière des personnes âgées, sujet encore "tabou"

Article paru en juin 2007 sur le site www.agevillage.com

" Vente "forcée", chèques volés ou détournements l’héritage, sans parler des vols avec agression : la Fédération internationale des associations de personnes âgées (Fiapa) appelle à une "prise de conscience" de la maltraitance financière des personnes âgées, encore sous-estimée.

Si la question de la maltraitance physique des personnes âgées est aujourd’hui mise en lumière, notamment par des procès au fort retentissement médiatique, la maltraitance financière est encore trop souvent "sujet tabou", a affirmé mercredi 20 juin le président de la Fiapa, Albert Magarian.Regroupant 165 associations sur 70 pays, la Fiapa a lancé des enquêtes de terrain dans quatre pays européens (France, Belgique, Italie, Espagne) dans le cadre du programme européen Daphné II, dont les premiers résultats ont été rendus publics.

Près de la moitié des quelque 3.000 personnes âgées interrogées (hors France, où l’enquête est en cours) déclarent avoir été au moins une fois victime d’une maltraitance financière "active".

"Les résultats sont semblables quelque soit le pays, et on peut penser que la France ne dérogera pas", souligne le président de la Fiapa.Vols avec agression physique dans la rue ou à domicile, cambriolage, escroquerie, tarifications abusives ou encore travaux abusifs viennent en tête des agressions dont les personnes âgées disent avoir été victimes. On retrouve la même hiérarchie en interrogeant des personnes de moins de 65 ans témoins d’actes de maltraitance.

Les personnes âgées se plaignent aussi des ventes "forcées" (démarchage commercial par téléphone ou à domicile...), des horaires raccourcis du personnel à domicile, et plus grave, de placement abusif en maison de retraite et détournements d’héritage.

Les violences "passives" sont évoquées aussi dans l’enquête : plus subjectives, elles témoignent néanmoins des souffrances vécues par les personnes âgées, qui disent "ne pas avoir d’argent" pour payer les factures ou faire les courses, qui se plaignent de voir disparaître des biens leur appartenant, de ne plus recevoir les relevés bancaires, d’être endettées sans comprendre pourquoi.C’est par exemple un homme de 80 ans à qui un organisme bancaire vend trois polices d’assurance, une femme qui découvre que son compte est à découvert parce que son fils usurpait sa signature, une pensionnaire de maison de retraite dont la famille subtilisait la retraite.

"Faire parler une personne âgée de la maltraitance est très difficile", souligne André Zawadski, délégué général de la Fiapa.Elles ont honte de s’être fait avoir, n’osent pas faire de reproche ou à fortiori porter plainte contre un fils ou une fille, avec qui elles ont souvent un lien fusionnel, confirme Marie-Pascale Martin, "écoutante" à Alma-France, centre d’appel national sur la maltraitance des personnes âgées (08 92 68 01 18).

Seulement 20% des appels dans les 52 centres d’écoute répartis en France proviennent des personnes maltraitées elles-mêmes, dit-elle. Le plus souvent, l’appel provient de quelqu’un de la famille, d’une auxiliaire de vie, d’un voisin. Les appels pour maltraitance financière viennent en troisième position (16% des appels) après les plaintes pour négligences et maltraitance psychologique (humiliation, infantilisation, menaces ...), et devant les maltraitances médicales et civiques (empêcher quelqu’un de sortir, lui prendre ses papiers d’identité), parmi les 3.200 appels reçus en 2006 par Alma-France. "